Bon Jour, chères belles âmes !
Ce lundi 29 septembre, nous honorons les saints archanges Michel, Raphaël et Gabriel.
J’ai choisi la figure de l’Archange Mickaël, Saint Michel, pour aborder un sujet parfois difficile à comprendre, celui de l’ego.

Je vais commencer par citer un post Facebook, qui va m’aider à introduire mon article :
« La transmutation intérieure, chemin vers Dieu.
On nous enseigne souvent qu’il faudrait anéantir l’ombre, réduire l’ego en poussière pour s’élever vers Dieu. Mais l’expérience intime m’a révélé une autre vérité : nul ne progresse en reniant ce qui vit en lui. Car l’ombre rejetée ne disparaît pas ; elle se tapit, elle persiste, et nous entrave tant que nous refusons de la voir.
Et si, au lieu de fuir nos ténèbres, nous osions les contempler ? Les apprivoiser, leur parler, les éclairer doucement de la flamme de la conscience ? Car c’est là que réside le mystère de la transmutation : ce qui paraît obscur devient, sous le regard aimant, matière de lumière.
Voilà pourquoi j’ai choisi l’image de l’archange Michaël face au dragon. Beaucoup croient qu’il le frappe pour le détruire. Mais non : son épée n’est pas meurtrière, elle est une lame de maîtrise et de clarté. Michaël ne supprime pas l’ombre ; il l’oriente, il l’assujettit à la lumière, afin qu’elle cesse d’être ennemie et devienne alliée.
Se rapprocher de Dieu, selon ce que murmure mon être, n’est pas effacer nos ténèbres, mais oser les regarder en face, les reconnaître, puis les envelopper de lumière. Pas à pas, elles se transmutent, et la clarté intérieure grandit jusqu’à occuper tout l’espace de l’être.
Ainsi l’ombre, loin d’être détruite, devient l’humus d’où s’élève notre lumière.
Agnès Letor »
L’ego, pas si simple à identifier et gérer, surtout spirituellement !
Quand on fait un travail sur soi, qu’on cherche à évoluer vers plus de compréhension, de sagesse, d’Amour véritable, il arrive un moment où nous sommes confrontés à lui…
Alors, c’est quoi l’ego ? Et comment le dépasser, sans se perdre (puisqu’il définit notre identité) ?
Premièrement, on ne devrait pas voir l’ego de façon péjorative, mais plutôt l’accueillir, le reconnaître, comme une part de soi important pour la vie sur Terre.
En effet, c’est grâce à lui que nous construisons notre personnalité : il nous aide à nous définir, à construire notre caractère, apprécier notre vie, etc.
Sans lui, nous serions bien perdus ! En effet, l’ego nous protège, car il nous renvoie en premier lieu à cette notion d’ancrage, de racines, de valeurs personnelles… Il alimente notre intuition et nous guide sagement pour justement « écouter son intuition » !
A ce stade, l’ego est lié à la notion de « réalité terrestre ». Il nous aide à rester censé, à ressentir les choses, et à agir avec pertinence en fonction des énergies du moment.
L’ego nous éloigne alors du risque de vouloir être le « sauveur », ou pire, le « sauveteur », dans une situation donnée, ce qui enfreindrait également par la même occasion la notion de libre arbitre.
De toute façon, la vie étant bien faite, si cette limite est dépassée, on le ressent par un épuisement, une perte d’énergie, pour un effort dont on s’aperçoit qu’il est surdimensionné, et pour lequel le résultat est de seulement quelques miettes…
L’ego se fait alors humble, petit, et apprend à respecter : « Que Ta Volonté soit faite, non la mienne… ».
Nous apprenons alors à vivre selon ce qui se passe, non selon ce que nous voudrions. L’ego nous cadre et pose des limites pour tous…
Il est vrai que l’ego, positivement, aime nourrir de idéaux de justice : il aime bien faire la séparation de ce qui est « bien », vs de ce qui est « mal ».
Or, dans les hautes sphères (le « Haut Astral »), au niveau le plus haut, vraiment au Cœur du Divin, auprès de Dieu, il n’y a pas de Bien, il n’y a pas de Mal.
C’est l’Absolu. C’est l’Amour le plus pur, si pur, qu’on en a même pas la notion !
C’est la Fusion, le « Tout », l’Un. La pure Lumière.
Dans les strates inférieures, arrivent alors cette notion de Bien et de Mal. C’est toujours un état d’Amour incommensurable, mais guidé par des courants qui commencent à être « contradictoires », et pourtant hyper complémentaires l’un à l’autre.
C’est là qu’on retrouve par exemple dans sa dimension pure, les notions de Vérité, de Justice divine, de rétablir l’équilibre de l’Univers…
C’est ici aussi qu’on va rencontrer les opposés comme le Yin et le Yang, les notions de karma… Ces grandes forces cosmiques qui créent le mouvement, impulsent la vie, et permettent à l’Univers d’exister et d’évoluer.
Ici, c’est la recherche de l’Équilibre constant : on y vérifie le paradigme de « tout est juste ».
L’intermédiaire passe par l’Amour divin octroyé par la Grâce et la Miséricorde.
C’est le Pardon, sortant de toute culpabilité et nous guérissant.
La Grâce est l’énergie féminine du Pardon ; la Miséricorde en est son penchant masculin.
Par cet état de Pardon divin, s’ouvre ce qu’on appelle les miracles : en demandant avec foi pardon à Dieu, Il nous guérit de ce qui nous pèse.
Et là peuvent s’accomplir, dans notre âme, et même notre corps, ce qu’on nommerait « l’impossible » ! C’est juste laisser l’accès au pur Amour, à la pure Lumière, en nous.
Cet Amour qui transcende tout, et peut tout réparer, là où tout semblait « irréparable ».
Ensuite, plus on descend dans la densité de l’Énergie, jusqu’à l’incarnation terrestre, plus l’ego se densifie et devient une espèce de « bibliothèque » vivante en nous de toutes nos blessures passées durant toutes nos vies (rappelons que la notion de blessure = notion de séparation avec la Source).
Bibliothèque qui regroupe aussi nos mémoires cellulaires, et l’ensemble des énergies de notre corps causal (celui-ci enregistre toutes les expériences de nos vies passées).
L’ego, dans sa densité, nous coupe alors du Divin, nous retient dans la Peur, nous accapare au monde de la matière, et nous rattache en boucle à notre karma, jusqu’à nous rendre prisonniers de la Matrice (selon des cycles sans fin d’incarnations/ »incarcérations » terrestres).
L’ego devient alors néfaste et se maintient principalement par l’attachement à notre propre culpabilité.
« Oh ! Mon Dieu ! Ce que j’ai fait est mal… je dois absolument avoir honte de moi, et Te demander pardon… »
(Cela n’est pas sans rappeler l’image et le message dans l’Ancien Testament, dans la figure du couple d’Adam et Eve, ayant honte d’eux-mêmes, dans le paradis terrestre…).
Si nous sommes prisonniers de la Matrice, en remontant à la « source » du problème, le « coupable » cette fois, ce n’est pas nous, c’est notre ego !
Une fois bien pollué avec cette idée, il nourrit sans cesse le concept de « Je ne suis pas digne d’Amour, je choisis la séparation tant que je ne suis pas parfait, tant que je ne suis pas redevenu pur… »
La Terre devient alors une sorte de purgatoire éternel, où se sentir dans la souffrance est normal.
Et c’est là le piège absolu ! Batailler à tout prix pour retrouver cet état de « blancheur » d’âme, de se sentir « immaculé », mais cette culpabilisation à outrance ne nous a jamais été demandée par Dieu… !
En fait, l’ego nourri ainsi de cette vision de nos fautes nous dégoûte et on a tendance à le rejeter, à le voir comme quelque chose de sale et de honteux pour nous-même…
Il ne faut alors pourtant pas le rejeter à ce stade de compréhension, mais au contraire l’accepter, dans sa totalité, et l’embrasser !
De cette manière, le véritable travail sur soi à ce niveau-là ne consiste pas à combattre l’ego, mais à l’amener à fusionner avec notre âme, de tout notre cœur.
En laissant ainsi agir notre lumière, alignée elle-même avec la Lumière, nous « phagocytons » notre ego, le calmons, le neutralisant de manière douce et appropriée.
C’est un état de retour à Soi, de réunification de son Être, par rapport à un état antérieur de dualité, de séparation.
C’est l’acceptation de qui nous sommes, de notre parcours, unique, si beau, à la fois empli d’expériences rattachées au « Bien », et d’autres expériences, rattachées au « Mal ».
Sans l’acquisition de ce savoir par l’expérience, nous serions vulnérables. C’est ce qui nous forge et crée ainsi notre propre Sagesse. Cela nous renforce et nous rapproche de notre Divinité.
Rappelons que venir vivre sur Terre, c’est faire l’expérience de l’oubli, de la séparation, pour retrouver la mémoire de nos origines et refusionner avec la Source, le Tout, l’Un (le « Tous Un »).
C’est le retour au Père Céleste, et c’est uniquement à ce prix-là qu’on peut sortir de la Matrice et retrouver sa liberté ici-bas. Être libre ne signifie pas faire n’importe quoi, être en colère « contre le système » par exemple (puisque nous en faisons partie, malgré nous), mais en prendre conscience, s’en libérer pour y vivre harmonieusement dans le détachement, et même mieux, dans le non-attachement.
« Soyez de ce monde sans en être », nous a enseigné Jésus…
Vivre dans le système sans y être complètement, voilà un premier niveau de dissolution de son ego.
Le spirituel englobe toute chose : il n’existe pas de séparation « matière » vs « spiritualité », puisqu’originellement, tout est énergie, donc spirituel ( = « œuvre de l’Esprit »).
Vivre détaché de son ego, cohabiter avec lui, reconnaître son existence sans s’y rattacher, c’est vivre légèrement : il n’y a plus de « haine » vs « amour », simplement différents d’expérience, pour grandir.
Attention cependant ! Cela signifie aussi poser des limites : reconnaître terrestrement des « frontières » et ne pas foncer, tête baissée, comme je l’expliquais plus haut dans mon article.
Notre monde a aussi besoin d’identifier clairement les choses, de les « nommer », sans quoi, tout serait permis et ce ne serait pas bon. Bien des abus auraient alors lieu !
En bref, accepter son ego et le transcender, c’est savoir, toujours avec légèreté, faire preuve d’un certain discernement.
Ainsi, on accède à des niveaux plus hauts de compréhension, d’Amour, sans identification à un système de valeurs (par exemple, la religion).
C’est aller vers plus de tolérance, d’ouverture d’esprit et au Monde ! 🙂
Si ce sujet vous a intéressé, je vous invite à partager en commentaires vos remarques, ressentis et vécus personnels, vos questions aussi…
Bonne semaine à tous !
Nam’Asté !
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